• L'organisation Todt (suite)

     

    Il estime que le dispositif de défense de son secteur n'est pas suffisant : il décide alors de faire inonder les prairies pour empêcher l'arrivée de parachutistes, il fait planter des pieux le plus souvent minés sur les plages de Normandie, destinés à prévenir l'atterrissage de planeurs (on retrouve ce même dispositif à l'intérieur des terres) et l'accostage de péniches de débarquement.
     

     Son expérience des combats d'Afrique du nord lui est bénéfique et il sait que si les Alliés parviennent à débarquer sur les côtes contrôlées par les Allemands, il n'est pas pensable de pouvoir les rejeter à la mer plus tard.
     

    Ainsi les travaux se multiplient principalement sur les côtes de la France du nord et jusqu'en Hollande. Mais l'Allemagne est encore en guerre en Russie et en Italie : ces deux fronts demandent une très importante quantité de matières premières et de matériel militaire divers. 
     

    L'organisation Todt lance plusieurs opérations de ratissage dans toute l'Europe pour récupérer le maximum de matériel qui peut lui être utile lors de la confection de ce gigantesque "Mur de l'Atlantique".

     

    En Normandie, et comme ailleurs, les Allemands ont construit des batteries d'artillerie côtière puissamment armées et protégées par des points d'appui. Entre Barfleur et Le Havre, on ne dénombre pas moins de six batteries : celles de Merville, de Longues-sur-Mer, de la Pointe du Hoc, de Maisy, d'Azeville et de Crisbecq. Elles sont capables de tirer jusqu'à 30 kilomètres et inquiètent fortement les Alliés.

      

     Des yeux et des oreilles

    Le Mur de l'Atlantique n'est pas seulement composé de blockhaus et de champs de mines. De très nombreuses stations radar sont placées sur tout le littoral de la Norvège à l'Espagne ainsi que des stations d'écoute. On peut trouver, entre Cherbourg, Vire et Le Havre : 1 radar d'identification, 2 radars de type "Freya" *, 5 radars de veille côtière à longue portée, 7 radars de veille côtière et 14 radars géants de type "Würzburg" *. Souvent, ces radars sont couplés à de redoutables canons antiaériens, le plus souvent des canons de 88 mm.

     

     

      radar de type "Freya" 

     

     

     

     

           

                        

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                                                                                                                     radar géant de type "Würzburg"

      

    Pour contre-attaquer en cas de débarquement en Normandie, les forces militaires allemandes disposent de trois divisions blindées et un régiment de parachutiste, en plus des divisions d'infanterie classiques disposées le long du littoral. Ces dernières sont en général composées d'unités retirées du front Est et placées en Normandie pour que les soldats qui les composent puissent se reposer.

     

    Ces allemands qui sont en Normandie vivent au rythme des bombardements alliés qui, régulièrement, touchent des objectifs côtiers et leur rappelle que la guerre n'est pas terminée. Il semble pourtant clair que les Alliés vont tenter d'ouvrir un front à l'ouest. Mais où et quand ?

     


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